Timesheet
【Animation Sheet (アニメーションシート) / Exposure Sheet (エクスポージャーシート) / Filming Sheet (撮影シート)】
Définition
La timesheet est une feuille d’instructions qui consigne, image par image, l’acting, le timing des dialogues, le travail de caméra et les effets spéciaux d’un cut.
- Les animateurs et intervallistes s’y réfèrent pour réaliser les dessins et compléter le cut.
- Elle fonctionne comme le plan technique de la scène, garantissant l’harmonisation du timing, du mouvement et du son.
- Chaque studio peut avoir ses propres conventions : si vous rejoignez une production, suivez toujours les méthodes du studio.
Un exemple de ce fichier peut être téléchargé depuis la page Fichiers & Ressources.
*Remarque : Les informations présentées ici sont basées sur l’expérience professionnelle. Les procédures peuvent varier selon le studio ou la production. Si vous travaillez sur site, suivez toujours les méthodes spécifiques du studio.
Pour plus de détails sur la manière de remplir une timesheet, consultez la page Notations d’animation.
Structure d’une Timesheet
Une timesheet typique comprend :
- Le décompte des images (24 fps standard)
- La colonne d’action (remplie par l’animateur clé, indique le timing des poses et de l’acting)
- Les colonnes de celluloïds (A, B, C, …) pour les différents calques d’animation
- Les notes de dialogues & de synchronisation labiale
- Les indications de caméra (pans, zooms, intervalles de mouvement)
- Les indications d’effets spéciaux et de compositing
- La section mémo pour les instructions supplémentaires
Workflow
- Remplissage initial par l’animateur clé (Genga) → La colonne d’action contient les dessins clés (A, B, C…) numérotés.
- Un point « ・ » entre les numéros indique une intervalliste (in-between).
- Travail des intervallistes (Douga) → Ils traduisent les notes d’action de l’animateur clé dans les colonnes de celluloïds (couches A, B, C).
- Chaque colonne commence à 1 (numérotation continue par calque).
- Les numéros doivent être séquentiels, sans sauts ni doublons.
- Règles de numérotation :
- Même si l’animation clé commence par « 3 », la numérotation des intervalles doit commencer par 1.
- Pas de décimales : les dessins comme « 3.5 » ou « 6.5 » doivent être renumérotés en entiers.
- Si les dessins clés comportent des lettres (ex. A-あ, B-イ), ils doivent être convertis en nombres.
- Le dernier dessin marqué « END » indique la longueur totale du nombre de feuilles, essentiel pour la gestion de production.

⚠️ Des erreurs comme des numéros manquants ou des doublons créent le chaos plus tard :
- Finition : « Le dernier numéro est 20 mais il n’y a que 19 dessins ー image manquante ? »
- Filming : « Il y a deux B-3, lequel utiliser ? »
Synchronisation labiale et Acting
Pour les mouvements de bouche :
- Les formes sont spécifiées pour bouche fermée ① / intermédiaire ② / ouverte ③.
- Elles sont alignées avec le timing des dialogues noté dans la timesheet.

Fin du Cut
- Après la dernière image, une ligne épaisse ou une zone ombrée est tracée pour indiquer la fin du cut.
- Cela évite toute confusion sur la durée totale.

Notations courantes (Conventions)
- Hold (静止) : Une ligne horizontale indique que le cellulo reste fixe pendant une période.
- Stop (止め) : Pour les accessoires ou les décors statiques, on note « 止メ » après le numéro et on prolonge une ligne en dessous.
- Cellulo vide (空) : Si un cellulo disparaît en cours de plan, on le marque avec un « × » et une ligne ondulée à partir de ce point.
- Repeat (リピート) : Pour les boucles, on note la plage de répétition et « リピート » (certains studios recopient plutôt les numéros pour chaque répétition).
- Reverse sheet (逆シート) : Après une progression normale, les numéros reviennent en arrière pour retourner au dessin de départ, souvent utilisé avec la répétition.

Plage de mouvement de caméra
Pour indiquer les mouvements de caméra, deux éléments sont combinés :
- Indication de section (区間指示) → une ligne avec un symbole de fin (端点記号) montrant où le mouvement s’arrête.
- Explication écrite → décrivant l’action.
- Le symbole de fin ne correspond pas à une image précise, mais à une plage d’images où l’action commence/se termine.
- Les animateurs utilisent souvent des lettres (A, B, C) pour marquer les sections, gardant l’esprit de la feuille genga.
- Ce qui compte, c’est la clarté et la lisibilité pour tous les départements. Évitez d’écrire sur les lignes de la timesheet, cela réduit la lisibilité et peut causer des erreurs.

Bonnes pratiques
- Écrivez des nombres et symboles grands et lisibles. Une écriture petite et brouillonne entraîne des erreurs.
- Utilisez toujours une numérotation séquentielle commençant à 1.
- Ajoutez des mémos si des exceptions surviennent (dessins ajoutés, retirés, ajustements de l’animation après vérification). C’est une marque de professionnalisme et cela évite les erreurs plus tard.

Rôle en production
- Une timesheet par plan → elle sert de plan directeur.
- Utilisée quotidiennement par :
- Animateurs clés & intervallistes (timing, dessins)
- Réalisateurs & équipe de mise en scène (acting, mouvement)
- Équipe filming/compositing (mouvements de caméra, effets spéciaux)
Elle est aussi essentielle que le storyboard : le storyboard transmet la vision, la timesheet la rend techniquement exécutable.